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Zelle la Ténébreuse

 
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Zelle la Ténébreuse
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Zelle


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Assise sur sa stèle, Zelle contemplait la lune . Elle ôta sa cape et ses bottes encore tâchées d'un sinistre mélange de boue et de sang. Du bout du doigts elle fit jaillir une fumerolle qui alla doucement envelopper une araignée qui flânait sur ses pieds. La bestiole se recroquevilla, se mis à sillonner sur la tombe, avant de s'arrêter net et de se résorber en cendre. Zelle eut un sourire railleur, puis s'allongea avant de fermer les yeux. Dans cette position, elle dépassais largement les dimensions de la toute petite sépulture, mais elle s'y sentait bien, car c'était la sienne...


Deuxième enfant conçu d'un couple malheureux, elle ne put s'accrocher à la vie dans le ventre de sa génitrice. Elle fut déclaré morte avant même de naître. Des soit-disant érudits l'avaient donc extirpée de ce cocon maternel,et voyant qu'elle ne pleurait pas, ils déclarèrent aux misérables concepteurs l'échec de la Vie. On l'enterra dans un petit cercueil miteux, non loin des catacombes. Ni cérémonie, ni pleurs. Elle ne devait pas naître, elle ne devait pas vivre, c'était ainsi. Pourtant, dans le petit coffre, la poitrine du nourrisson s'abaissait et se relevait doucement. Elle respirait, enfin. Elle vivait de nouveau, mais pas pour longtemps.


Zelle se releva et rechaussa ses bottes. Elle contempla la stèle et la plaque qui l'ornait. Devant elle se dressait un petit bloc de pierre où était inscrit son nom, son vrai nom, mais rien d'autre. Juste " Zaelkilrèn Abàlham" . Du bout des doigts, elle effleura les stigmates de part et d'autre de la sépulture. Cela ressemblait à d'énormes griffures de chaque côté de la tombe. Comme si l'on avait voulu l'emporter. Où ?


Dans son minuscule berceau funéraire, la petite Zaelkilrèn ne comprenait pas ce qui lui était arrivé. Quelques heures auparavant, elle avait eu le temps de percevoir de la lumière à travers ses paupières encore closes. Ce fut comme une douce aura qui lui effleura le visage avant de sombrer de nouveau dans la noirceur et le silence. Il ne lui restait que l'odeur du bois humide et de la terre fraichement retournée. Puis le souffle commença à lui manquer, l'air présent dans ce petit tombeau se raréfiait. Elle ouvrit de grands yeux, pour glisser lentement et dans la douleur dans l'inconscience.


Zelle se dirigea vers les catacombes, de la fumée noire apparaissait sur le sol à chacun de ses pas, se dispersant au grès de la légère brise qui virevoltait dans l'air. Elle s'enfonça dans les profondeurs de cet ossuaire, ses yeux jaunes transperçant l'obscurité. Arrivée dans une petite salle vide, elle posa sa main sur le sol, au milieu d'os et de signes gravés sur le sol et commença à susurrer : " Mes ombres...Mes très chères...Approchez..." . Sur les murs se dessinèrent alors par dizaines des silhouettes dantesques. La flamme de l'unique bougie qui trônait dans le fond de la pièce vacilla. Les ombres s'approchèrent de Zelle, en tournoyant, émanant des fumerolles vermillon, puis l'enveloppèrent. Ce rituel dura plusieurs minutes, jusqu'à ce qu'un grondement assourdissant venu des Tréfonds les interrompt . La marque juste au-dessus de la clavicule droite de Zelle devint incandescente. Elle eut un sourire narquois,et mis sa main sur sa clavicule pour estomper un peu la douleur. Les ombres s'enfuirent de la pièce, comme un zéphyr rougeoyant, la bougie s'éteignit.


Jaloux va

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Mar 2 Mar - 10:59 (2010) Skype
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Mar 2 Mar - 10:59 (2010)
Zelle


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Message Zelle la Ténébreuse Répondre en citant
La silhouette effilée de Zelle se profila sur les remparts de la ville. Elle avançait lentement, une nuée de fumée sombre se dessinait autour de ses pieds. Elle remit sa capuche ample sur sa tête, car elle avait conscience d'être funestement connue dans ce village. Zelle entendis le clocher sonner quatre coups avant de fouler les pavés des ruelles uniquement éclairées par la lueur laiteuse de la lune. Ses pas ne faisaient aucun bruit sur la pierre brut, elle se déplaçait silencieusement, se dirigeant vers le sud de la ville. Elle savait où le trouver, et cela faisait des années qu'elle attendait ce moment. En un quart d'heure de marche, elle ne croisa personne, mis à part un rat, qui se faufilait sous les marches de la taverne. Zelle arriva devant une bâtisse en pierre, un sigle étrange était gravé sur la porte en chêne et en dessous un nom. Ce nom elle l'avait cherché longtemps, traversé des villes, des frontières pour le trouver, et devant cette porte massive, elle ne put retenir un léger ricanement.

Enfin...

Une ombre s'envola du bout de ses doigts et se glissa sous la porte. Un cliquetis se fit entendre, et la porte s'ouvrit dans un grincement sinistre. Zelle se faufila dans l'embrasure, pour se retrouver dans un salon richement décoré. Des têtes d'animaux empaillés ornaient les murs, au centre se dressait une table en marbre blanc, dans le fond la cheminée répandait une faible lueur. Au sol ses pieds foulèrent un tapis tissé finement, bordé de fil doré, les tentures pendues aux murs se mouvaient lentement au grès de l'alizé émanant de Zelle. Elle s'avança dans la pièce pour accéder à l'escalier, la personne qui était à l'étage l'intéressait bien plus que tout les bibelots en or répandus dans cette salle. L'ombre la suivait, virevoltant autour de ses bottes, comme une brise d'été, soulevant sa cape dans un léger bruissement. Toujours silencieuse, elle monta à l'étage, passa le long couloir obscur. Sur sa gauche, elle aperçu une pièce remplie d'alambic et de fioles fumantes. Des livres gisaient aux sols : " L'anatomie selon Guldir" , " La Vie, La Mort", "Comment ôter l'appendice" etc...  
Elle continua sa marche feutrée dans le corridor, jusqu'à arriver devant une chambre entrouverte. L'ombre passa dans l'ouverture, observa la pièce avant de revenir vers Zelle. La silhouette émit un murmure à peine audible, et sur le visage de Zelle apparut un sourire béant.  Elle entra dans la chambre, le reflet de la lune lui caressait le visage.
L'homme qui dormait là se réveilla en sursaut, percevant une sensation de chaleur intense près de lui. Il crut d'abord que la cheminée avait attisé un feu dans sa jolie maison, puis il l'aperçu. Zelle était devant la porte, dans la pénombre de la pièce. Il se redressa sur sa couche, pris de panique.


Qui êtes-vous ? Que voulez vous ? Qu'est-ce-que vous faites ici ? Comment êtes vous...


Elle l'interrompit d'une voix suave, et chaude:


Hola, doucement vieillard... Ne vas pas t'échauffer le crâne avec toutes ces questions futiles.



Elle s'approcha du lit, lentement. Quand elle fut à son chevet, elle ôta sa capuche afin de dévoiler son visage. Ses yeux jaunes brillaient d'une intensité rayonnante. L'homme se leva brusquement de son lit, pour aller se réfugier dans un coin de la pièce.


Hé bien hé bien ? On a peur ? Ah ça semblait plus facile la dernière fois ! Tu ne te souviens pas de moi n'est-ce pas?


Elle s'avança vers lui, avant de poursuivre :

Combien de nouveau-né a tu tué toutes ces années ? Combien encore n'auront pas eu le temps d'entrevoir la lumière avant de se retrouver au fond d'un trou, privé d'air ?!


Au fur et à mesure qu'elle parlait, sa voix semblait se dédoubler, une sorte de murmure couvrait ses paroles en sourdine.


Pour ton information, je suis Zaelkilrèn, morte-né soit-disant. Toi et tes confrères m'avez condamné à mort dès ma naissance ! Mais concernant tes confrères, c'est réglé. Ils ne feront plus de mal avec de la prétendue médecine de bas étage là où ils sont !


L'homme se souvint alors : un bébé qui n'avait pas ouvert les yeux, un petit cercueil, le premier nouveau-né qu'il avait tué. Il tenta de fuir vers la fenêtre afin d'appeler à l'aide, il allait être cinq heure, les gardes auraient repris leur ronde ! Mais Zelle l'intercepta avant qu'il n'ai pu atteindre la poignée du vitrage. Sa main brûlante l'empoigna violemment pour le projeter contre le mur en face d'elle. Il entreprit de lui répondre, de se défendre, après tout ce n'était pas de sa faute, il avait suivi l'avis de ses collègues érudits ! Ce n'était qu'un jeune apprentis à cette époque, la maladie faisait rage au moment là, et ils avaient reçu l'ordre d'éliminer toute nouvelle vie du village, pour ne pas que le fléau se poursuive! Il avait une belle situation maintenant, ça ne pouvait pas finir comme ça !


Tu es morte ! Tu ne peux pas être là, tu ne peux rien me faire !

Je suis belle et bien décédée oui, mais si je ne peux rien te faire... On va voir ça...



Elle claqua ses mains l'une contre l'autre, puis les posa au sol. Une dizaine d'ombres se mirent alors à danser sur le parquet


Tu souffrira comme j'ai souffert !!


Les ombres s'approchèrent de l'homme jusqu'à l'encercler complétement. Elles formèrent autour de lui un mur immatériel, trouble et sombre.
L'homme hurla de douleur, les ombres se resserrèrent contre lui, l'oppressant de plus en plus. Il commençait à étouffer, les spectres tournoyèrent de plus belle, et l'empêchèrent de bouger dans un murmure venteux. L'homme tomba à genoux, Zelle s'approcha à nouveau de lui.


Suffoque, suffoque...


Elle plongea son regard dans le sien, et fixa intensément ses pupilles qui se contractaient.


C'est atroce hein, quand l'air vint à manquer. Tes poumons se compriment, ta gorge se serre.
Douloureux n'est-ce pas ?


Elle souriait encore, semblant le narguer. Elle mima alors l'étranglement en posant ses mains sur son propre cou.


Euhaaa, au secours, je manque de souffle ! Que quelqu'un m'expire dans le gosier !!



Elle riait tout en le regardant agoniser.

Quelques secondes plus tard, il gisait sur le sol., inerte. Zelle renvoya alors ses ombres, avant de quitter la maison et de prendre la route de nouveau, en direction d'un autre village.


Elle chuchota en remettant sa capuche sur sa tête :


Ma vengeance est maintenant complète.


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Mer 17 Mar - 03:07 (2010) Skype
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